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[APB] : Tout va changer… mais comment ?

Quentin Saison 0

Dans l’Éducation Nationale, les réformes, ils connaissent. Entre les changements voulus par Najat Valaud Belkacem sous le gouvernement Valls, les modifications apportées par Jean Michel Blanquer pour la rentrée 2017, ou les projets de modification du bac horizon 2020, il est parfois compliqué pour les élèves et les enseignants de suivre la cadence. Qu’il s’agisse d’améliorer le système éducatif Français, archaïque, ou de respecter des promesses de campagne, démagogiques, la réforme est souvent vue d’un mauvais œil. Mais pour une fois… Il y aurait des raisons de se réjouir. Cet été, APB [Admission post-bac] a bien fait parler de lui. Conséquence : Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, a pris le problème à bras le corps, et s’est lancée dans une refondation de la plateforme. On vous explique.

La galère d’APB

Jusqu’à aujourd’hui Admission Post-Bac, c’était une épreuve difficile, à laquelle personne ne pouvait se préparer. Un peu comme un concert de Jul en fait : ça créait des sueurs froides.

La principale polémique autour d’APB, résidait dans le tirage au sort. En France, les universités n’ont pas le droit de sélectionner leurs étudiants. Ainsi dans le cas d’APB, si la demande excédait l’offre (par exemple : 300 vœux pour 250 places), elles n’étaient pas à même de demander des lettres de motivation, ou de se baser sur le dossier scolaire. Restait alors aux universités quelques méthodes pour filtrer les candidats.

  1. D’abord, l’université refusait les postulants des autres académies.
  2. Ensuite, l’université excluait tous ceux qui ne l’avaient pas choisi en premier vœu.
  3. Enfin, s’il restait trop de candidats, elle effectuait un tirage au sort.

Et le problème était là : le tirage au sort. D’ « excellents élèves » pouvaient se voir refuser l’entrée à l’université, et se retrouver alors avec des options par défaut sur la base d’une sélection hasardeuse.

APB est mort, vive Parcoursup !

C’est après un référendum sur internet, qui a tenu en haleine l’ensemble des Français -ou pas- pendant plus d’une semaine, qu’à été choisi ce nom. Et estimez-vous heureux, un peu plus et c’était « Mes études supérieures ». Mais au delà d’un nouveau nom, c’est tout le système qui a changé. Lors d’une interview de Frédérique Vidal parue dans L’Est Républicain, la ministre de l’Enseignement Supérieur tente d’expliquer sa réforme.

D’abord, les étudiants ne formuleront plus que 10 vœux. Auparavant, ils pouvaient en formuler jusqu’à 24, même si « la moyenne se situait à 8 ». D’après la ministre, cette réduction du nombre de vœux va impacter positivement sur le nombre de demandes faites aux établissements, facilitant l’accès de ces derniers aux étudiants souhaitant réellement les intégrer. Lesdits vœux ne seront d’ailleurs plus hiérarchisés, et les lycéens pourront accompagner leurs demandes d’une lettre de motivation. Ainsi, les demandes seront analysées au cas par cas par les établissements concernés. Si cela risque d’augmenter la quantité de travail des établissement d’études supérieures, Mme la Ministre espère mettre fin au tirage au sort.

APB et le tirage au sort, ce sera terminé en 2018

Un changement qui en induit d’autres

Toutefois, si les défauts d’APB semblent trouver une réponse purement structurelle, il n’en est rien. En effet, cette réorganisation de la plateforme ne peut, selon Madame Vidal, se passer d’un meilleur accompagnement lors de l’orientation. Elle développe :

Ces vœux éclairés pourront être construits grâce à la transformation de l’orientation au lycée : dès cette année, deux professeurs principaux accompagneront les terminales ; deux semaines seront dédiées à l’orientation ; et les conseils de classe du 2e trimestre émettront un avis sur les souhaits des élèves.

Plus d’heures d’orientation pourront-elle réellement aider les élèves indécis, voir sans la moindre idée, à faire un choix ? Reste à évaluer si ce changement, qui prendra tout de même deux semaines réparties sur l’ensemble de l’année, ne sera pas que du brassage de vent. Et ça, seul l’avenir nous le dira, puisque cette mesure devrait concerner les terminales dès cette année.

Quant à la plateforme Parcoursup, elle sera accessible dès le 15 janvier, et proposera des « tutoriels de démonstration« . Affaire à suivre.


Sources :

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