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Internet : la pollution cachée

Géraldine Goujon 0

Réalisation : Laurent Lichtenstein et Colin Tison
Production : Editions Montparnasse
Durée : 52’
Réalisé en 2014

Le documentaire « Internet, la pollution cachée » a été projeté au lycée Émile Roux en présence de M. Michaël Charruault, conseiller info-énergie au Conseil d’Architecture d’Urbanisme et d’Environnement de la Charente. Ce petit film de 52 minutes met en lumière plusieurs problématiques environnementales importantes, étroitement liées à Internet. Le topo de la rédac’.

“Internet a envahi nos vies. Propre en apparence, le monde virtuel est beaucoup plus polluant qu’on ne l’imagine : les “datacenters”, ces usines qui stockent les informations et fonctionnent 24h/24, ont des besoins immenses en énergie. Ainsi, l’envoi d’un mail consomme autant qu’une ampoule allumée pendant une heure ! Sachant que 247 milliards de mails transitent chaque jour par la toile… Imaginez la quantité d’énergie nécessaire au stockage de nos données !

Aussi, les data centers sont très chronophages en électricité laquelle est produite en grande partie par les centrales nucléaires. En moyenne, leurs besoins en puissance sont équivalents à ceux d’une ville de 20 000 habitants. En France, les plus grandes fermes de stockage se situent à Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis et Pantin.

Ces sites vivent leur troisième révolution économique avec des entreprises qui se nomment Equinix, Interxion ou Adenis.

Cela ne va pas sans inquiéter les riverains qui craignent pour leur santé et s’inquiètent des risques éventuels d’un incendie. Ainsi, une association, Urbaction93, a obtenu l’annulation de l’arrêté préfectoral du 13 décembre 2013, qui autorisait l’exploitation d’un data center à la Courneuve.

Carte de la répartition des data centers en France par région (156 au total).
Carte de la répartition des data centers en France par région (156 au total). © Une infographie du Journal du Net d’après des données de Xerfi du 8 mars 2016

 

Aussi, ces data centers représentent un problème écologique, comme aux États-Unis.

 

 

 

 

Le graphique ci-dessus montre l’utilisation estimée d’énergie (en milliards de kilowatts-heures), et le coût de l’énergie utilisée par les datacenters aux États-Unis en 2013 et en 2020, avec le nombre de centrales électriques nécessaires pour répondre à la demande. La dernière colonne indique les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en millions de tonnes (source : NRDC).

Greenpeace déplore qu’Amazon, Apple et Microsoft n’accordent pas suffisamment d’attention à la provenance de l’électricité qu’elles consomment. « Ces trois entreprises continuent d’avoir largement recours aux énergies sales pour alimenter leur cloud alors même que leurs besoins sont exponentiels », souligne l’ONG. Amazon possède par exemple un important data center en Virginie alimenté à 50% en charbon.

Quelle solution pour l’avenir ?

Le plus grand datacenter du monde sera construit dans la région arctique du nord de la Norvège sur 600 000 m2. Il sera entièrement alimenté par des énergies renouvelables hydroélectriques et éoliennes pour satisfaire une consommation totale qui atteindra un gigawatt.

Il importe surtout d’adopter un usage raisonné et responsable d’Internet. Cela peut passer par :

  • supprimer les messages obsolètes
  • compresser la taille des photos
  • limiter le partage de vidéos
  • installer un anti-spam sur votre appareil
  • vider régulièrement le “cache” de votre navigateur
  • utiliser le moteur de recherche Écosia plutôt que Google, qui limite son impact carbone en finançant un important programme de reforestation grâce aux revenus publicitaires
  • recycler vos appareils (téléphone portable, ordinateur, tablette…)

Enfin, pour mener jusqu’au bout la chasse aux dépenses énergétiques inutiles, une connexion filaire (câble Ethernet) au réseau consomme moins qu’une liaison Wi-Fi.

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